© Mathieu Onuki & Seokkyung Bae

Archives

oct
12

No focus

Créé en octobre 2012 à l'OPÉRA DE LILLE

Il existe plusieurs sortes de «  no focus  ».

Il y a d’abord celui qui se cultive sciemment ou non dans la Suburbia où nous vivons. Il est fait de brouillards, d’absences d’horizons, de visions à très courts termes. Les êtres, jeunes ou vieux qui peuplent cet espace apparaissent souvent déboussolés, désorientés… ils flottent dans ce «  no focus » ambiant dont ils cherchent à se dépêtrer.

Calendrier

9, 10 et 11 octobre 2012 | Opéra de Lille

jan
12

Raptus

Créé en janvier 2012 au Parc de la Villette, Paris

 

RAPTUS : Impulsion violente et soudaine susceptible de pousser quelqu’un à un acte violent ; désir soudain et impérieux d’accomplir un acte ; violente crise comportementale accompagnée d’une perte de contrôle de soi.

Calendrier

31 janvier et 1er février2012 | Le Phénix, Valenciennes (partie 1)
20 au 31 mars 2012 | Parc de la Villette, Paris (parties 1 et 2)
3 avril 2012 | Théâtre d'Arles

juil
11

Courts-Circuits

Créé en juillet 2011 au festival d'Avignon

Courts-Circuits est née d’une inspiration croisée. Tout est parti d’une phrase du roman L’Homme qui tombe de Don DeLillo, où l’écrivain explore comment, après le traumatisme des attentats du 11 Septembre, chacun bricole les ressorts de sa propre survie.

Calendrier

16 au 22 juillet 2011 | Festival d’Avignon, Avignon
9, 10, 11 novembre 2011 | TNB, festival Mettre en Scène, Rennes
17, 18, 19 novembre 2011 | Théâtre de la Ville, Paris
30 novembre, 1er et 2 décembre 2011 | MC2, Grenoble
26 janvier 2012 | L’apostrophe, Cergy Pontoise
2 février 2012 | Espace Malraux, Chambéry
7 et 8 février 2012 | Comédie de Valence, Valence

juil
09

Do you remember no I don’t

Festival Montpellier Danse

L’unique chose qu’une oeuvre d’art puisse accomplir c’est d’éveiller la nostalgie d’un autre état du monde. Et cette nostalgie est révolutionnaire.
Heiner Müller

Le paysage pourrait être une étoile éteinte sur laquelle une équipe de secours d’un autre temps ou d’un autre espace entendrait une voix et découvrirait un mort.
Comme dans tout paysage, le « je », dans cette partie du texte est collectif
Didascalie de Heiner Müller

mar
08

Ice

Théâtre National de Bretagne, Rennes

La glace est une métaphore qui opère à une multiplicité d’endroits : en soi, entre deux personnes quelles qu’elles soient, entre deux amants ou bien à travers une micro ou macro-société dans la perte d’empathie et la duplicité des comportements interindividuels. La glaciation est tangible en politique, en économie et dans bien d’autres domaines jusque dans les régions les plus intimes de nos vies. Elle correspond aujourd’hui à cette course absurde et effrénée vers le rien. C’est un geste compulsif de vouloir échapper à un temps de gratuité, de doute, de surprise, un temps non programmé.

juil
06

Sans Retour

Festival d’Avignon

On pourrait dire de manière enfantine qu’un plateau de théâtre est un bateau avec un capitaine, un équipage, que c’est une petite humanité qui s’embarque dans une aventure dirigée par un metteur en scène et qu’il y a toujours le risque que celui-ci se révèle être une sorte d’Achab plus ou moins dérisoire, fou monomaniaque, tyran autodestructeur…

nov
04

Contrecoup

Théâtre National de Bretagne, Rennes

Pas une voie, pas un chemin, mais une multiplicité de chemins pour raconter une histoire, celle de la famille Sutpen...
Ou pour se raconter des histoires à propos des histoires que se raconte Faulkner, qui a toujours dit qu'une histoire commençait avec une image, un personnage, qu’il voyait dans une situation donnée, et que l’écriture de cette histoire visait à l’explication, au dépliage.

nov
02

Chantier Musil

Théâtre National de Bretagne, Rennes

Notre travail commence à la lecture de L’Homme sans qualités. Ce texte écrit par Robert Musil est un récit fictif qui se déploie autour d'une figure centrale : Ulrich.
À travers le regard d’Ulrich, Musil se propose de re-présenter la réalité toute entière dans son devenir changeant — qui, de ce fait, est destinée à rester un fragment éternellement inachevé, qui n’a ni centre ni fin. Il affirme le caractère multiple et mouvant de la réalité, l’inexistence d’une réalité ou d’une vérité donnée. Il n’existe que le jeu des dieux avec les dés, le carroussel sans fin de toutes les interprétations possibles, les couleurs changeantes des possibilités…

nov
00

Bartleby

Théâtre de la Ville, Paris

Dans l’inachèvement du sens

C’est sur les pas du Bartleby d’Herman Melville que François Verret trace sa création. Dans ce récit qu’un avoué fait de son mystérieux copiste, le lecteur arpente les « contours déchiquetés » d’une vérité toujours fuyante. C’est cet inachèvement du sens que le chorégraphe, expert en identités labyrinthiques, s’emploie à mettre en corps et en voix, avec le musicien Jean-Pierre Drouet, deux acrobates et des interprètes rompus à un art des méandres.

nov
98

Kaspar Konzert

Théâtre de la Ville, Paris

Kaspar Konzert : un concert déjanté, maelström de sonorités disjointes
C’est aux Laboratoires d’Aubervilliers qu’a lieu la rencontre de François Verret avec deux musiciens d’exception Fred Frith et Jean-Pierrre Drouet, qui ont en commun une incroyable virtuosité de la folie instrumentale. Le premier est percussionniste, le second guitariste. Ils font feu de tout bois et de toutes cordes. On s’embarque avec eux dans des territoires inconnus, où le son est malmené, trituré, soumis à l’exubérance du geste. Ils sont les partenaires essentiels de Kaspar Konzert. Un concert déjanté, maelström de sonorités disjointes, de voix brinquebalantes, de corps enfiévrés, où rien n'est à sa place et où tout sonne juste. Ils sont rejoints dans cette folle équipée par Mathurin Bolze, véritable ange de cirque qui va donner au « spectacle » une grâce inattendue, capable de mettre en apnée toute la pesanteur du tourment.